Le quotidien
Les photos de votre site : ce qui change tout, gratuitement
Trois photos de chantiers réels valent mieux que vingt images de banque. Voici ce qu'il faut photographier, comment le faire avec un téléphone, et pourquoi le poids des fichiers décide de vos positions.
La réponse courte
Faut-il des photos professionnelles pour le site d'un artisan ?
Non. Des photos de chantiers réels prises au téléphone valent mieux que des images de banque parfaites : elles montrent votre travail, elles se reconnaissent, et le visiteur y voit ce qu'il obtiendra chez lui. Un photographe se justifie pour un portrait d'équipe, rarement pour le reste.
Pourquoi les images de banque vous desservent
Elles sont belles, et c'est tout le problème : on les reconnaît. Le même plombier souriant en salopette bleue apparaît sur trois sites du même bassin, et le visiteur comprend, sans se le formuler, qu'aucun des trois ne lui montre son travail. Une photo légèrement floue d'un vrai chantier fait plus pour la confiance qu'un cliché parfait vu ailleurs.
Les six photos qui servent, dans l'ordre
Un avant-après. C'est la photo la plus regardée d'un site d'artisan, et de loin. Prenez l'avant même quand vous n'y pensez pas : sans lui, l'après ne raconte rien.
Vous, au travail. Pas une photo d'identité : vous, en train de faire ce que vous facturez. C'est ce qui transforme une entreprise en personne.
L'équipe, ou vous seul, en pied. Le visiteur veut savoir qui va sonner à sa porte.
Le véhicule, s'il est marqué. Il fait le lien entre ce qu'on a vu passer dans le quartier et le site qu'on est en train de lire.
Le local, s'il y en a un. Avec la façade, telle qu'on la voit de la rue : c'est ce qui permet de le trouver.
Un détail de finition. Une soudure propre, un joint droit, un raccord invisible. C'est la photo qui parle aux clients exigeants, et ce sont eux qui paient le mieux.
Comment les prendre, avec le téléphone que vous avez
De la lumière du jour, jamais le flash. Nettoyez l'objectif, il est gras. Cadrez horizontalement pour le site, verticalement pour les réseaux, prenez les deux. Rangez ce qui traîne dans le champ : un carton de chantier au premier plan annule le travail de finition qu'on voulait montrer. Prenez-en cinq de chaque, vous en garderez une.
Le poids, qui décide de vos positions
Une photo sortie d'un téléphone récent pèse trois à cinq mégaoctets. Dix photos comme celles-là sur une page, et la page met huit secondes à s'afficher en 4G : la moitié des visiteurs est partie avant de l'avoir vue, et Google le sait. Les images doivent être redimensionnées et converties en format léger avant publication. C'est un travail mécanique, qui doit être fait par l'outil et jamais par vous.
La description, que personne n'écrit
Chaque image porte un texte de remplacement, lu par les lecteurs d'écran et par les moteurs. « IMG_4821 » ne dit rien ; « Salle de bain rénovée à Sanary, douche à l'italienne et carrelage grand format » dit ce que la photo montre, et fait sortir la page sur des recherches qu'aucun texte n'aurait couvertes.
Cinq minutes pour vérifier
Quatre questions tirées de ce qui précède. La réponse s'affiche dès que vous cliquez.
1 Qu'est-ce qui vaut mieux qu'une image de banque ?
Elle montre votre travail et elle se reconnaît. Le visiteur y voit ce qu'il obtiendra chez lui, ce qu'aucune image générique ne fait.
2 Quelle photo cherche d'abord un visiteur ?
Il veut savoir à qui il aura affaire avant de décrocher. C'est la première question, et la plus rarement traitée.
3 Quelle lumière choisir ?
La lumière latérale donne du relief. De face, elle écrase le sujet et renvoie les reflets.
4 Pourquoi une image de banque ne sert à rien en local ?
Aucun signal local, aucune preuve, et un visiteur qui l'a déjà vue ailleurs en tire la conclusion qui s'impose.
Questions fréquentes
Quelles photos mettre en priorité ?
Votre visage, votre véhicule ou votre atelier, et des avant-après de chantiers terminés. Ce sont les trois que le visiteur cherche : à qui il aura affaire, si vous existez vraiment, et ce que ça donne une fois fini.
Les images de banque nuisent-elles au référencement ?
Elles ne pénalisent pas directement, mais elles ne servent à rien. La même photo se retrouve sur des centaines de sites du même métier : elle n'apporte aucun signal local, aucune preuve, et le visiteur qui l'a déjà vue ailleurs en tire la conclusion qui s'impose.
Comment prendre une photo correcte avec un téléphone ?
La lumière du jour, de côté et jamais de face, le sujet nettoyé avant de déclencher, et l'appareil tenu droit. Ces quatre gestes font la quasi-totalité de l'écart entre une photo utilisable et une photo qu'on n'osera pas publier.