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Un site qui n'a pas bougé depuis deux ans : ce que ça coûte

Un site figé ne perd pas ses positions du jour au lendemain : il les perd lentement, et personne ne s'en aperçoit. Voici les quatre signaux que Google lit, et ce qu'un visiteur comprend en arrivant sur une actualité datée de 2023.

· 5 min de lecture

La réponse courte

Que comprend un visiteur devant un site qui n'est plus à jour ?

Qu'il a peut-être fermé. Une page d'actualités dont le dernier billet date de trois ans ne dit pas « cette entreprise écrit peu » : elle dit « cette entreprise n'existe plus ». Le visiteur ne vous appelle pas pour vérifier, il appelle le suivant.

Ce qu'un visiteur comprend, en trois secondes

Une page « Actualités » dont le dernier billet date de 2023 ne dit pas « cette entreprise n'écrit pas beaucoup ». Elle dit « cette entreprise a peut-être fermé ». Un horaire faux, un numéro qui a changé, un tarif d'il y a trois ans : chacun de ces détails coûte un appel, et aucun ne laisse de trace mesurable. C'est exactement ce qui rend le problème difficile à prendre au sérieux.

Ce que Google lit, et sur quelle durée

La fraîcheur n'est pas un critère unique, c'est un faisceau. Quatre choses sont regardées : la date de dernière modification des pages, l'apparition de nouvelles pages, la cohérence entre le site et la fiche d'établissement, et le comportement des visiteurs, qui repartent plus vite d'une page périmée.

Aucun de ces quatre signaux ne provoque une chute brutale. Ils produisent une érosion : une position perdue par trimestre, puis une autre, jusqu'au jour où le site ne sort plus que sur le nom de l'entreprise, c'est-à-dire sur les recherches de gens qui vous connaissent déjà. C'est le stade terminal, et il est presque toujours découvert par hasard.

Le vrai coût, chiffré grossièrement

Prenez le nombre d'appels mensuels venus d'internet, multipliez par votre panier moyen, puis retirez-en un tiers : c'est l'ordre de grandeur de ce que coûte une année d'érosion pour une entreprise locale. Pour beaucoup de métiers, le résultat dépasse largement le prix d'un site tenu à jour.

Pourquoi personne ne met son site à jour

Ce n'est ni la paresse ni le manque d'intérêt. Ce sont trois obstacles très concrets, et ils sont toujours les mêmes.

Il faut demander. Quand modifier un horaire suppose un courriel, un devis et trois jours d'attente, on ne le fait pas pour un horaire. On attend qu'il y ait « plusieurs choses », et ce moment n'arrive jamais.

On ne sait pas quoi écrire. La page blanche est le premier obstacle réel. Elle se traite avec des sujets tout prêts, tirés du métier et de la saison, pas avec de la bonne volonté.

On a peur de casser. Légitime quand l'outil montre du code. Illégitime quand il n'en montre pas et que tout est sauvegardé chaque jour.

Le minimum vital, en quinze minutes par mois

Vérifier les horaires, ajouter deux photos de chantiers récents, répondre aux avis arrivés, et publier trois paragraphes sur ce que vous avez fait ce mois-ci. Ce n'est pas une stratégie de contenu, et ce n'est pas censé en être une. C'est le seuil en dessous duquel un site commence à travailler contre vous.

Cinq minutes pour vérifier

Quatre questions tirées de ce qui précède. La réponse s'affiche dès que vous cliquez.

1 Que conclut un visiteur d'une page d'actualités arrêtée depuis trois ans ?

Il ne fait pas la différence entre « ne publie pas » et « n'existe plus ». Dans le doute, il appelle le suivant.

2 Qu'est-ce qui doit être corrigé le jour même ?

Un client qui se déplace devant une porte fermée laisse un avis, et il est mérité. Le reste peut attendre le trimestre.

3 Pourquoi ce coût est-il difficile à prendre au sérieux ?

Il se compte en appels qui n'ont pas eu lieu. Rien ne les enregistre, donc rien ne les signale.

4 Quelle contradiction pénalise le plus ?

Google recoupe les deux sources. Quand elles se contredisent, il fait moins confiance aux deux.

Questions fréquentes

Google déclasse-t-il un site qui ne bouge pas ?

Pas directement, mais il le laisse glisser. Les concurrents qui publient passent devant, les informations obsolètes contredisent la fiche d'établissement, et un site sans signe de vie récente inspire moins confiance au moteur comme au lecteur.

À quelle fréquence faut-il mettre son site à jour ?

Les horaires et les coordonnées, le jour même où ils changent. Le reste, une fois par trimestre suffit : un chantier terminé, une photo, une phrase sur une nouvelle prestation. Ce n'est pas la quantité qui compte, c'est l'absence de contradiction.

Combien coûte un site laissé à l'abandon ?

Ce coût ne se lit sur aucune facture, et c'est ce qui le rend difficile à prendre au sérieux. Il se compte en appels qui n'ont pas eu lieu : un horaire faux, un numéro qui a changé, un tarif d'il y a trois ans coûtent chacun des clients, et aucun ne laisse de trace mesurable.

Vous préférez qu'on s'en occupe ?

Tout ce qui est décrit ici, on le fait pour les entreprises qu'on accompagne, et vous gardez la main sur le reste. Vingt minutes pour voir si ça vous convient.